Le métier d’assistant(e) social(e) en pédopsychiatrie
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L’assistant(e) social(e) est un(e) professionnel(le) spécialisé(e) dans l’accompagnement des familles d’enfants pris en charge en pédopsychiatrie (en consultation ou en hospitalisation).
Comment devient-on assistant(e) social(e) ?
Pour devenir assistant(e) social(e), il est nécessaire d’intégrer une formation préparant au diplôme d’Etat d’Assistant de Service Social. Cette formation dure trois ans et se concrétise par l’obtention d’un diplôme d’Etat (DEASS) délivré par le ministère chargé des Affaires sociales et le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Son rôle en pédopsychiatrie
L’assistant(e) social(e) est l’interface entre les soins, la famille et les institutions extérieures. Ses fonctions sont d’accueillir, écouter, soutenir, accompagner et conseiller les familles dans un accompagnement vers l’autonomie.
L’assistant(e) social(e) est soumis(e) à une obligation de secret professionnel, les informations peuvent toutefois s’échanger dans le cadre du secret partagé, puisqu’il/elle travaille en équipe pluridisciplinaire. Cela signifie qu’il/elle peut partager avec ses collègues médicaux et paramédicaux des informations au sujet de l’enfant pris en charge dans le service de pédopsychiatrie.
L’assistant(e) de service social en psychiatrie a pour rôle de rencontrer les familles et de réaliser un bilan social ou socio-éducatif de la situation. Cela permet d’identifier une ou plusieurs problématiques rencontrées, de définir les besoins de l’enfant et de sa famille et de concrétiser le projet médical du patient.
En pratique, il/elle peut :
- Accompagner les familles dans des démarches administratives, notamment auprès de la MDPH (exemple : ouverture de droits, mise en place d’aménagements et d’orientation scolaire spécifique…)
- Répondre à une mission de prévention et de protection de l’enfance, en soutenant les parents avec, par exemple, la mise en place d’aides éducatives au domicile
- Orienter les familles vers les partenaires extérieurs à l’hôpital
1. Explication des troubles pris en charge
L’assistant(e) social(e) en pédopsychiatrie intervient dans les différents services qui accompagnent des enfants suivis en santé mentale :
- Les troubles et pathologies relevant de la psychiatrie générale (trouble de l’humeur, troubles anxieux, schizophrénie à début précoce, etc.)
- Les troubles du langage et des apprentissages
- Les troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité
- Les troubles du spectre de l’autisme
- Les troubles des conduites alimentaires
- Les troubles liés à l’usage de substances
2. Déroulement de l’accompagnement par un(e) assistant(e) social(e)
Une meilleure compréhension du déroulement des entretiens aide les parents à être plus à l’aise avec le processus de prise en charge par l’assistant(e) social(e).
- Qui oriente les familles ?
Les familles peuvent être orientées vers l’assistant(e) social(e) par les médecins ou professionnels de soins qui accompagnent leur enfant. Les familles peuvent également spontanément demander un suivi par un(e) assistant(e) social(e) du service.
Les parents sont reçus sur rendez-vous, il est possible de faire des entretiens en binôme avec tout professionnel du service de pédopsychiatrie afin d’apporter un regard et une analyse pluridisciplinaire sur la situation.
L’assistant(e) social(e) est en lien permanent avec les équipes médicales et éducatives du service. De plus, avec l’accord des parents, il/elle peut également entrer en contact avec les partenaires extérieurs qui interviennent auprès de l’enfant.
- Un bilan social permet :
1. Évaluer la situation familiale, sociale et matérielle de l’enfant, en complément du bilan médical et psychologique.
2. Appréhender les facteurs environnementaux susceptibles d’influencer la santé psychique, le développement ou l’observance des soins.
3. Identifier les ressources et les vulnérabilités du système familial (économiques, éducatives, relationnelles, administratives, etc.).
4. Proposer un accompagnement social adapté, ou un relais vers d’autres dispositifs (PMI, ASE, MDPH, CMP, associations…).
Ce bilan s’appuie donc sur le recueil d’informations administratives et familiales, le parcours de vie de l’enfant pris en charge, le fonctionnement familial et éducatif et l’histoire du parcours médico-social et éducatif.
- Fréquence des entretiens :
L’assistant(e) social(e) peut amorcer un travail d’accompagnement social auprès de la famille si elle le souhaite et si les problématiques en relèvent. Pour cela, il est possible d’organiser plusieurs rencontres avec les parents et/ou les enfants au cours de la prise en charge en pédopsychiatrie lors de suivis ou d’hospitalisations.
En fonction de la situation et dans l’intérêt de l’enfant, l’assistant(e) social(e) peut participer à des synthèses avec des partenaires extérieurs, à des équipes de suivi de scolarisation (ESS) ou encore à des audiences.
3. FAQ ou Mythes courants
Les familles ont souvent des questions ou des idées reçues concernant l’accompagnement par un(e) assistant(e) social(e). Voici quelques réponses qui pourraient les rassurer :
| « L’assistant(e) social(e) va me trouver un logement » : Faux. L’assistant(e) social(e) peut accompagner dans une démarche d’hébergement ou de relogement. Cependant le professionnel n’aura pas de pouvoir de décision quant à l’attribution d’un logement ou d’une place en structure d’hébergement. |
| « L’assistant social n’est là que pour placer les enfants » : Faux. L’assistant(e) social(e) a une mission de prévention et de protection de l’enfance tout comme les autres professionnels de santé ou travaillant dans l’enfance. Pour ce faire, après évaluation de la situation, il propose un accompagnement le plus adapté aux familles et, avant tout, dans l’intérêt de l’enfant. |
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Références
Contenu rédigé par l'équipe de l'Institut du Cerveau de l'Enfant (AP-HP).

